Je regarde les filles d'aujourd'hui.

Elles ne sont plus en robes claires,

elles ne tournoient plus.

Mais toujours fraîches et brunes,

et la danse les fait lointaines,

dans la feinte raideur de leur temps.

Elles ont cette lenteur oblongue de Garonne

et la sauvagerie des coteaux secs;

leur danse douce-amère est comme un fruit cueilli

juste un peu tôt,

qui mêle à l'abandon sucré

la fraîcheur âcre de l'airelle.

Un été pour mémoire.

Philippe Delerme

Bonne journée

 

Bises

 

Mija