j'ai pris le temps ce matin 

De figer le présent  .

L'heure, et son devenir .

Une envie de courber  

Les aiguilles fières du cadran. 

J'ai posé ma main sur l'instant 

La grande aiguille du moment…

Le bonheur en crépuscule.

Mais quand pleurent les minutes 

Et s'étouffent les secondes 

C'est dans un lit d'insouciance 

Que l'heure s'éternise en son absence.

Combien d'entre elles se sont perdues 

A souffler l'horizon

A fuir une poignée de terre 

 

Dans une si belle déraison…

Etrange ..! Il n'y a pas eu d'agonie

 

Mais les mots que la plume ignore

Ont tués le temps

En posant nus sur le vide.

 

 

Frantz MASSOUF